Dès le 16e siècle, le renforcement de la royauté française et le prestige de son dialecte ont eu pour effet une dévalorisation des autres variétés linguistiques de France. Corollairement, le mot pour les désigner, patois, portait en soi une forte connotation dépréciative, que les définitions des grands dictionnaires ont entérinée.
En Suisse romande toutefois, pour ceux qui pratiquent le patois ou en ont une connaissance plus ou moins intime, le mot ne connaît pas une telle connotation. Dans l'usage officiel, patois est utilisé lors des recensements fédéraux de la population suisse depuis 1990 (date de prise en compte de la pratique dialectale) pour désigner les dialectes autochtones.